Un décret du 30 mars 2026 relève à 150 euros le montant de la participation financière due par le salarié lorsqu’il mobilise son compte personnel de formation (CPF). Applicable depuis le 2 avril 2026, cette hausse revalorise le « ticket modérateur » instauré en 2024, tout en maintenant plusieurs cas d’exonération.
Un reste à charge revalorisé
Un décret du 30 mars 2026 a porté à 150 euros le montant du reste à charge applicable au salarié qui utilise son compte personnel de formation (CPF). Cette mesure est entrée en vigueur le 2 avril 2026.
Pour mémoire, le principe d’une participation du salarié au financement des formations éligibles au CPF avait été posé par la loi de finances pour 2023. Il avait ensuite été mis en œuvre par un décret d’avril 2024, qui en avait fixé le montant à 100 euros.
Une participation en principe due par le salarié
Ce ticket modérateur est, en principe, à la charge du salarié qui mobilise son CPF. Toutefois, ce montant peut aussi être pris en charge par d’autres acteurs, notamment l’employeur ou l’Opco.
Des cas d’exonération maintenus
Certaines situations permettent toutefois d’échapper à ce reste à charge.
C’est le cas, d’abord, des salariés qui mobilisent tout ou partie des points inscrits sur leur compte professionnel de prévention (C2P) pour alimenter leur CPF et financer une formation.
Sont également exonérés les salariés qui bénéficient d’un abondement du CPF par l’Assurance maladie dans le cadre d’une reconversion liée à un accident du travail ou une maladie professionnelle (AT-MP) ayant entraîné une incapacité permanente d’au moins 10 %.
Enfin, les demandeurs d’emploi ainsi que les salariés bénéficiant d’un abondement volontaire de leur employeur n’ont pas non plus à s’acquitter de ce ticket modérateur.